Le nationalisme et l’autonomie du Canada de 1896-1945 :
Introduction :
Affirmation des nationalistes canadiens au sein de l’Empire britannique (1896-1931)
Au début du 20e siécle, le Royaume-Uni est la première métropole mondiale (elle impose ses valeurs culturelles sur ses colonies et domine au niveau économique).
Les impérialistes :
➝ Attachement à l’Empire britannique.
➝ Religion protestante.
➝ L’anglais est la langue officielle.
➝ En faveur du soutien militaire pour le Royaume-Uni.
Les nationalistes (Henri Bourassa) :
➝ Veulent une plus grande autonomie au niveau des affaires extérieures.
➝ Contre le soutien militaire pour le Royaume-Uni.
Wilfrid Laurier adopte un compromis :
➝ Création d’une marine pour aider la Grande-Bretagne en cas de besoin.
➝ Participation à la guerre des Boers (conflit anglais en Afrique du Sud en 1899), uniquement des volontaires (émeutes à Montréal).
Le clérico-nationalisme :
➝ Le nationalisme défendu par le clergé franco-canadien (prône les valeurs catholiques, rurales et familiales traditionnelles).
Henri Bourassa (nationaliste) veut que le Canada obtienne une plus grande autonomie dans la Fédération.
➝ Crise de la conscription en 1917.
Au Québec, le nationalisme est dominé par le clérico-nationalisme et, ailleurs au Canada, ce nationalisme se traduit pas des revendications des minorités franco-canadiennes.
Durant la 1re Guerre mondiale (1914-18), le Canada envoie des volontaires (➝ 22e bataillon français 1914 et bataille de Vimy en 1917) puis arrive la conscription en 1917, avec un plébiscite avant, sous Robert Borden car il n’y a pas assez de volontaires ( ➝ 61 000 morts sur une population de 8M, 172 000 blessés et une contribution de 1 miliard de $). Le 1er avril 1918 débutent les soulèvements au Québec (ceci crée une division entre le Québec et les autres provinces qui, elles, apprécient venir en aide au Royaume-Uni).
À la fin de la guerre, les hommes reprennent leurs emplois et les femmes retournent au foyer.
George Vanier dirige le 22e régiment et est le 1er gouverneur général canadien-français dans l’histoire du pays.
Le Canada obtient de signer les traités de paix séparément du Royaume-Uni ainsi qu’un siège à la SDN. Puis en 1923, il signe seul un accord international avec les États-Unis.
Le Canada devient un État indépendant en 1931 par le Statut de Westminster.
➝ prêts aux grandes puissances ;
➝ exportation massive de ressources ;
➝ obligations de victoire.
➝ travail et contrôle des usines ;
➝ infirmières sur les champs de bataille ;
➝ vote pour les Canadiennes de 21 ans ou plus en 1918.
➝ doit maintenir la paix ;
➝ le Canada a d’importants rôles ;
➝ dissoute suite à l’invasion de la Pologne.
➝ en remerciement de la participation des dominions à la Première Guerre mondiale ;
➝ accorde une autonomie complète aux dominions ;
➝ le Canada devient pleinement indépendant.
Entre 1890 et 1940, 170 000 Ukrainiens arrivent au Canada et plus de 80 000 sont emprisonnés. Le Canada promet aux immigrants des terres gratuites (➝ les européens sont vus comme des impropres et sont enfermés dans des camps et construisent des routes vers l’ouest, 107 prisonniers meurent à cause des mauvaises conditions).
Les pensionnats indiens au Canada :
La gouverne des populations des 1re Nations et des Inuits :
Les enfants de 5 à 8 ans sont envoyés dans les pensionnats :
➝ Leurs cheveux sont coupés, on leurs apprend l’anglais ou le français, on les force à mettre des habits européens et ils sont abusés.
Les enfants étant arrachés trop jeunes à leur culture, ils perdent leurs anciennes traditions d’origine ➝ enfants sans culture propre ni bonne éducation (enseignants incompétents).
La 2e phase d’industrialisation (1896-1939)
Les transformations économiques :
➝ Le Québec est riche en eau donc il y a beaucoup de barrages hydro-électriques, ce qui attire les usines.
Les capitaux américains demandent beaucoup de ressources naturelles (amiante, bois, or, papier, pâtes…).
La colonisation de nouvelles régions est favorisée (➝ ex. l’Abitibi, la Mauricie ou l’Estrie).
Montréal :
Les organisations syndicales et débuts du coopérativisme :
➝ But des syndicats : améliorer les conditions de travail.
➝ Création du ministère des Travaux publics et du travail (1905) et loi sur le travail des femmes et des enfants (1910).
En 1920, le nombre d’habitants dans les villes est supérieur au nombre d’habitants dans les campagnes car les gens ont de meilleures conditions de vie (➝ le gouvernement met en place des infrastructures comme les tramway ou l’électricité) et de plus en plus de lois et d’infrastructures publiques (➝ hôpitaux, loi sur l’Hygiène en 1901).
Le gouvernement canadien met en place des structures qui valorisent la colonisation de l’ouest :
Seuls les Britanniques sont considérés comme de vrais immigrants (beaucoup de xénophobie).
➝ L’idéal est un homme blanc, agriculteur, non-Asiatique
Les raisons d’immigration sont : la persécution religieuse, la fuite de la 1re Guerre mondiale et l’amélioration des conditions de vie.
Les conditions dans l’ouest sont difficiles donc beaucoup de gens finissent par partir aux États-Unis.
L’urbanisation s’accélère : l’immigration augmente et le taux de mortalité baisse (Montréal devient multiculturelle).
➝ Milieux urbains :
En 1870, le Manitoba est créé et en 1905, l’Alberta et le Saskatchewan.
Les années folles (1920-29)
➝ Une période de divertissement avec de nouvelles cultures et technologies, la consommation et l’américanisme.
De nouvelles technologies sont créées (radios, cinémas, TV…) et permettent de rependre la culture.
La Grande Dépression et ses conséquences (1929-39)
Le Krach boursier du jeudi noir (Krach boursier de Wall street le jeudi 24 octobre 1929)
Problèmes socioéconomiques :
Les mesures gouvernementales fédérales et provinciales :
L’État adopte une politique interventionniste ➝ une doctrine qui préconise l’intervention de l’État dans le domaine économique.
Des programmes de colonisation accordent des parts de champs aux familles qui veulent partir des villes ➝ les gens partent de Montréal pour coloniser des zones comme l’Abitibi, le Témiscaminque, la Gaspésie…
Le 2nde Guerre mondiale permet d’accélérer la fin de la crise ➝ l’économie de la guerre favorise un nouvel élan économique.
L’affirmation du Canada comme pays indépendant (2nde Guerre mondiale : 1939-45)
Le Canada (dirigé par Mackenzie King) déclare la guerre à l’Allemagne le 10 septembre 1939.
Au début, les soldats sont volontaires, puis en 1942, un plébiscite est organisé et la conscription est mise en place.
Plus d’un million de soldats (59 007 morts et 50 000 blessés) sont envoyés sur les fronts européens (ex. Normandie), sur les fronts pacifiques (ex. Hong-Kong) ou dans des bataille dans l’Atlantique (373 navires canadiens à la fin de la guerre).
L’État fédéral s’approprie les pouvoirs provinciaux. Au Québec, le gouvernement fédéral met en place :
1933 : Arrivée au pouvoir d’Hitler ➝ gouvernement fasciste.
1er septembre 1939 : Invasion de la Pologne (déclaration de guerre).
1940 : Paris tombe aux mains des Allemands.
22 juin 1941 : Invasion de l’URSS (pacte germano-soviétique rompu).
7 décembre 1941 : Attaque sur Pearl Harbor (implication des É.-U.) Canada : Pas de conscription.
1942 : Plébiscite.
Novembre 1944 : Imposé.
Conférences de Québec : Churchill, Roosevelt et Mackenzie King.
Août 1943 : 1re conférence – Planification du débarquement en Normandie.
Septembre 1944 : 2e conférence – Après-guerre.
Débarquement en Italie : 76 000 soldats canadiens impliqués.
6 juin 1944 : Débarquement en Normandie.
Armée canadienne attaque Juno Beach.
Le gouvernement fédéral passe la loi sur les mesures de guerre :
Les développements sociaux
La lutte des femmes :
➝ L’accès à l’éducation :
➝ Le marché du travail :
➝ Lois :
L’éducation :
➝ L’église catholique :
➝ Éducation et formations techniques :